Près de trois ans après son huis clos dramatique «The Whale» (qui avait valu à Brendan Fraser son Oscar du Meilleur Acteur), Darren Aronofsky nous replonge cette fois-ci dans le New York de 1998, et ce à travers le récit d’un simple barman pris dans un engrenage qui le dépasse, et qui va devoir se montrer plus rusé (et impitoyable) que ceux qui sont à ses trousses s’il veut s’en sortir vivant.


Adaptant l’œuvre de Charlie Huston et lorgnant du côté de Martin Scorsese (Mean Streets, Taxi Driver, After Hours) ou encore de Guy Ritchie (Arnaques, crimes et botanique, Snatch), un thriller urbain qui prend un peu de temps pour se mettre en place, mais qui s’avère plutôt efficace et divertissant une fois que la traque se lance (notamment de par sa mise en scène assez énergique et l’investissement d’une bonne partie de son casting), malgré une galerie de personnages décalés et brutaux déjà vue ailleurs.

Moins radicale et prenante qu’une partie de sa filmographie (malgré une violence graphique bien présente, et traversée par des touches d’humour noir), Aronofsky nous déroule le principe narratif du protagoniste seul contre tous, prenant place au cœur d’un New York grisâtre et coloré à la fois, où la confiance s’avère être une notion très vague et où personne n’est à l’abri de finir les pieds devant, définitivement.